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 "HEULIEZ" Robustacier ... Et la carriole accoucha d'un autobus 1958

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PTIOTECARETE
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MessageSujet: "HEULIEZ" Robustacier ... Et la carriole accoucha d'un autobus 1958   Ven 3 Jan - 12:31

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Le secteur de la construction automobile s'est développé au début du XXe siècle dans les Deux-Sèvres, où il est encore animé de nos jours par la Société Heuliez à Cerizay.

L’histoire d’Heuliez avait tout du conte de fée

PARTI de l’atelier d’un charron, Adolphe Heuliez, dont le fils, Louis, forgeron qui s'est spécialisé dans la fabrication de charrettes anglaises, met au point en 1923 un procédé de caoutchoutage de roues qui connaît un vif succès. Passionné par la carrosserie automobile, il réalise, dès 1925, le premier break Peugeot 177 B. Son entreprise prend de l'essor et un premier autocar à armature en bois est construit en 1932. Sous la marque Robustacier, des véhicules à ossature métalliques sont réalisés à partir de 1936. La Seconde Guerre mondiale met un bémol à l'élan de l'entreprise, qui va par la suite retrouver une croissance permanente. Au décès de Louis Heuliez en 1947, la succession est prise par son fils, Henri. Les anciens ateliers situés au coeur du bourg sont abandonnés au profit d'un nouveau site, route du Pin, qui va se développer très rapidement passant de 1000 m2, à 18000 en 1960, à 64000 en 1968. L'entreprise assure la fabrication d'autocars de tourisme ; le P 45 Citroën est présenté au Salon de l'Automobile à Paris en 1949. Puis, en 1952, un nouveau secteur de mobilier scolaire est créé sous la marque Robustacier, alors qu'est fondée la Société Louis Heuliez. Une coopération avec Citroën se développe et fourgons et autocars de cette marque sortent des ateliers Heuliez, tandis que la production s'organise en petites et moyennes séries. Des usines sont créées hors de Cerizay, à Bressuire, avec la Société Henri Heuliez en 1965 et Robustacier en 1969. La SA Louis Heuliez est alors structurée en quatre divisions, qui deviendront, en 1972, la Division Etudes Automobiles (DEA), la Division Heuliez Automobiles, la Division Car et Bus, et la Division Véhicules Série. De ces divisions naîtront, dans les années 1980, de nouvelles usines et sociétés indépendantes. En 1974, Gérard Quéveau succède à son beau-père à la présidence de SA Louis Heuliez. En 1993, Heuliez Automobiles se divise en deux sociétés, dont l'Euro-Automobiles Heuliez qui assure la fabrication de véhicules complets pour le Groupe PSA Peugeot Citroën.

Le T23 R HLZ Robustacier vit le jour en février 1958 dans les usines Heuliez de Cerizay, dans les Deux-Sèvres.

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Citroën présentait en novembre 1953 une nouvelle cabine monocoque pour son utilitaire Type 23. Son étude avait été réalisée pour le compte de Citroën par " La Carrosserie de Levallois ".

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C'est aussi à partir du début des années 50, époque où la balance entre l'offre et la demande d'utilitaires commençait à s'équilibrer après les années de pénurie de l'après guerre, que Citroën décida de créer un véritable service dont la vocation était de promouvoir la distribution de ses poids lourds.
L'offre limitée de carrosserie pouvait désormais constituer un frein majeur au développement des ventes, alors que le concurrent Renault déployait une véritable gamme d'utilitaires avec son Galion, plus moderne, plus vaste, plus maniable en milieu urbain. C'est dans ce contexte que Citroën rentrait en contact avec le carrossier de Cerizay. Le constructeur de Javel voulait proposer dans sa gamme un fourgon à cabine avancée. Henri Heuliez, qui a toujours considéré que seule une production en série pouvait constituer une base de développement durable de sa société, ne laissa pas passer cette opportunité.
L'accord conclu entre les deux parties donnait à Heuliez l'exclusivité de la fabrication des fourgons et autocars sur la base du Type 23. L’équipement des autocars Heuliez était différent selon les utilisations prévues, transport scolaire, collectif ou interurbain. Ces utilitaires étaient officiellement inscrits au catalogue Citroën qui fournissait à Heuliez les châssis. Ceux ci avaient préalablement été modifiés par la Satec à Ivry sur Seine, qui les adaptait à l'installation d'un poste de conduite avancé. Le Citroën 23/50 HLZ (50 pour 5 tonnes de PTC, et HLZ pour Heuliez) présentait par rapport au Renault Galion l'avantage d'une puissance fiscale moindre, 9 CV contre 11 CV.
Au salon de l’automobile de Paris en 1958, Heuliez proposait une version redessinée de ses fourgons et autocars Citroën. Les deux carrosseries, l’ancienne et la nouvelle, demeuraient un temps disponibles au catalogue.  

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Parmi les fourgons dits "de marché", celui de mon ami Ivan Lavallade, animateur du forum "U23 Passion" et auteur du livre "Le U23 de mon père", a servi à la réalisation d'une miniature en résine, au 1/43 et en tirage limité à 250 exemplaires :

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Type 23 RHLZ Robustacier 5 tonnes Fourgon tôlé de marché à ouvrants latéraux carrossé par Heuliez, vert, tirage limité à 250 exemplaires. 1958 PERFEX 1/43 Réf. : PERFEX302 - 2013

Ce camion est la reproduction de celui de mon ami Yvan Lavallade qui a créé et anime  Arrow  Le Club U23 Passion

A tantôt
Alain Very Happy

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Citroën est entré dans l'histoire. La notoriété est le fruit de sa reconnaissance, la pérennité, le reflet de son adaptation.


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MessageSujet: "HEULIEZ" Robustacier ... Et la carriole accoucha d'un autobus 1958   Mer 15 Oct - 15:52

Avant de se spécialiser dans les séries spéciales automobiles, Heuliez était connu pour ses autobus et autocars. Une activité qui lui a fait cruellement défaut.

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Alors que l'économie française tentait de digérer la grande dépression économique de 1929, Louis Heuliez, fils d'Adolphe, le charron de Cerizay dans les Deux-Sèvres, imagine de construire un autocar sur une armature en bois, en utilisant les compétences familiales dans la fabrication des charrettes et des roues.

ON EST EN 1932, la guerre va interrompre les rêves automobiles de la famille poitevine. Mais sitôt la paix revenue, elle part à la conquête de Paris avec un autocar conçu sur un châssis Citroën. Ce fut le début d'une grande histoire. Elle dura un demi-siècle... avant que la politique ne fasse tout déraper.

L'entreprise familiale a vite fait de se faire un nom parmi les carrossiers spécialisés dans les bus et cars. Les dirigeants du groupe familial fondent de gros espoirs sur leur diversification dans l'automobile. Non qu'ils aspirent à devenir constructeurs; l'objectif n'est pas à leur portée. Mais en se spécialisant sur des petites séries pour lesquelles les grandes marques de l'automobile (qui pratiquent la production en grande série) sont mal équipées, ils sont devenus des partenaires reconnus pour Peugeot, Renault et Citroën.

Pourtant, en 1980, le groupe Heuliez va créer une filiale spécialisée dans les bus et cars, pour séparer cette spécialité du reste de l'automobile. Autant s'amputer de son bras droit! Mais déjà, Heuliez avait renoncé à son indépendance dans les cars et bus. Deux ans après la naissance d'Heuliez Bus, un accord était signé avec Renault VI. Progressivement, le constructeur public monta au capital... jusqu'à devenir l'actionnaire principal d'Heuliez Bus à la fin des années 1990. Le problème pour Heuliez vint du revirement de Renault, pour qui les véhicules industriels perdirent leur caractère stratégique. Le divorce allait être consommé sous la pression des marchés pour que l'ex-Régie se sépare de ses véhicules industriels insuffisamment rentables. En 2001, Renault laissait Iveco seul à bord d'Irisbus. Heuliez Bus devenait filiale de l'italien à 100%. S’en était fini des bus Heuliez.

La nostalgie de l'autobus?
A Cerizay, on finirait par regretter le bon temps de l'autobus. Certes, Heuliez Bus existe toujours, à Rorthais près de Mauléon dans les Deux-Sèvres, pas très loin du berceau du groupe. Toutefois, la société n'a plus rien à voir avec son ancienne maison mère. Elle est devenue une entité du groupe Iveco, emploie près de 500 personnes et peut produire jusqu'à 500 bus et cars par an sur des châssis du constructeur italien.

Mais, revenons en aux années 1950 !

Au cours de cette décennie, Heuliez développa ou aborda de nouveaux créneaux de marchés : les camions publicitaires, le mobilier scolaire, la construction d'autorails, les autocars  sur mesure et les autocars légers. En 1952, Heuliez devenait une société anonyme, sous le nom de SA Louis Heuliez. Mais Heuliez était toujours cantonné à la production à l'unité, tandis qu'une nouvelle concurrence qui avait pour nom Chausson, Berliet, Isobloc, Renault ... proposait depuis quelques années des autocars carrossés dès leur sortie d'usine. Ceux ci se distinguaient par une structure autoportante qui se passait de châssis. Leurs carrosseries étaient modernes d'aspect, et ces modèles spacieux, confortables et performants pouvaient se décliner en différentes versions selon les usages. L'intérêt de faire appel à une entreprise comme Heuliez pour habiller un châssis nu s'amenuisait, d'autant plus que l'intervention d'un carrossier avait pour effet d'alourdir sensiblement la facture finale. Par ailleurs, les châssis à habiller se raréfiaient. L'âge d'or de la belle carrosserie sur mesure touchait à sa fin. La production à l'unité avait pourtant constitué depuis plusieurs années l'activité principale de Heuliez. Au milieu des années 50, le carrossier abandonnait progressivement ce type de fabrication, délaissant aux nouveaux mastodontes du marché ce créneau sans avenir pour lui. A Cerizay, on s'apprêtait à prendre une nouvelle orientation. Ainsi débutait l'assemblage en petites séries de fourgons de moyen tonnage, puis très vite de bus et autocars économiques et de petite capacité, ceci en coopération avec Citroën. Ce nouveau créneau, certes moins prestigieux que celui des autocars de luxe, était encore négligé par les grands constructeurs. Heuliez allait prospérer dans ce domaine, en fournissant les services publics, collectivités et autres institutions pendant plusieurs décennies.

Les autocars légers allaient fournir une charge de travail régulière à Heuliez  de 1955 jusqu'à la fin des années 80. Bien sûr à eux seuls ils ne témoignent pas de l'unique activité de Heuliez durant cette période. Mais ils ont largement  contribué à faire de l'entreprise ce qu'elle était devenue à la fin du siècle. Nous nous pencherons uniquement sur le cas d’un véhicule de ce type, le Citroën Type 23.

Citroën présentait en novembre 1953 une nouvelle cabine monocoque pour son utilitaire Type 23. Son étude avait été réalisée pour le compte de Citroën par " La Carrosserie de Levallois ". C'est aussi à partir du début des années 50, époque où la balance entre l'offre et la demande d'utilitaires commençait à s'équilibrer après les années de pénurie de l'après guerre, que Citroën décida de créer un véritable service dont la vocation était de promouvoir la distribution de ses poids lourds.

L'offre limitée de carrosserie pouvait désormais constituer un frein majeur au développement des ventes, alors que le concurrent Renault déployait une véritable gamme d'utilitaires avec son Galion, plus moderne, plus vaste, plus maniable en milieu urbain. C'est dans ce contexte que Citroën rentrait en contact avec le carrossier de Cerizay. Le constructeur de Javel voulait proposer dans sa gamme un fourgon à cabine avancée. Henri Heuliez, qui a toujours considéré que seule une production en série pouvait constituer une base de développement durable de sa société, ne laissa pas passer cette opportunité.

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Page 2 d'un dépliant 4 pages Fourgon profilé sur châssis Citroën  23, source Denis Biget

L'accord conclu entre les deux parties donnait à Heuliez l'exclusivité de la fabrication des fourgons et autocars sur la base du Type 23. L’équipement des autocars Heuliez était différent selon les utilisations prévues, transport scolaire, collectif ou interurbain. Ces utilitaires étaient officiellement inscrits au catalogue Citroën qui fournissait à Heuliez les châssis. Ceux ci avaient préalablement été modifiés par la Satec à Ivry sur Seine, qui les adaptait à l'installation d'un poste de conduite avancé. Le Citroën 23/50 HLZ (50 pour 5 tonnes de PTC, et HLZ pour Heuliez) présentait par rapport au Renault Galion l'avantage d'une puissance fiscale moindre, 9 CV contre 11 CV.

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Citroën Type 23 dans sa première définition, avant l'adoption de la calandre imposée par Citroën.


Au salon de l’automobile de Paris en 1958, Heuliez proposait une version redessinée de ses fourgons et autocars Citroën. Les deux carrosseries, l’ancienne et la nouvelle, demeuraient un temps disponibles au catalogue.  La face avant des nouveaux autocars Citroën adoptait une physionomie identique à celle des camions de la marque.
Le réseau Citroën demeurait finalement assez peu actif pour mettre en avant ses utilitaires et ses autocars. La marque préférait confier directement ce travail aux carrossiers qui les assemblaient, leurs commerciaux ayant la charge de promouvoir les châssis Citroën. Le type 23 venait de marquer le début d'une relation durable entre Citroën et Heuliez. De 1956 à 1969, Heuliez fabriqua environ 5500 fourgons et 1500 autocars et bus Citroën.

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Autocar économique sur châssis Citroën 23, source Denis Biget

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T23-50 HLZ Robustacier Série C Transport voyageurs 22 places carrossé par Heuliez, bleu, tirage limité à 250 exemplaires 1958 PEREFEX 1/43 MOMACO Réf. : 301 - 2014

Avec tous mes remerciements à André LEROUX qui m'a autorisé à piocher sur > son site

A tantôt
Alain Very Happy

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Citroën est entré dans l'histoire. La notoriété est le fruit de sa reconnaissance, la pérennité, le reflet de son adaptation.
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