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 QUOI DE HUIT ?

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PTIOTECARETE
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MessageSujet: QUOI DE HUIT ?   Mar 18 Oct 2011 - 17:42

L’Ami 8, un bicylindre à physionomie de batracien, considérée comme une 2 CV améliorée, peut se targuer d’avoir été “Super” avant la Renault 5.

Son nom ne veut rien dire si l’on ne se réfère pas à ses origines. En effet, pendant longtemps Citroën a pratiqué la politique du modèle quasiment unique avant de proposer, au cours des années 50, un catalogue des extrêmes : entre la noire Traction et la grise 2 CV, il n’y avait rien, c’était le néant. Un néant encore plus angoissant avec l’arrivée de la DS 19, car la clientèle à la recherche d’une voiture moyenne, aussi fidèle soit-elle au double chevron, est contrainte de se tourner vers la concurrence.

La réponse ne viendra qu’en avril 1961 sous la forme tourmentée de l’Ami 6. Pensée comme une petite DS, elle ne sera jamais qu’une super 2 CV, dont elle reprend le châssis, la suspension et la mécanique bicylindre à plat refroidie par air et poussée tout de même jusqu’à 3 CV (602 cm3 et 20 ch. réels). La ligne, due à Flaminio Bertoni, surprendra énormément car son style, jusqu’alors très limpide, semble traverser une période agitée, et la lunette arrière inversée de l’Ami 6 ne fera pas l’unanimité ! Malgré tout, la petite Citroën connaît un succès de 100.000 exemplaires par an dès sa deuxième année de production. Un break au profil plus agréable et surtout d’une grande commodité apparaît en septembre 1964 et supplante la berline sans coup férir.

Elle vient surtout contrer la Renault 4L, conçue en concurrente directe de la 2 CV, dont elle s’inspire si ouvertement qu’on imaginera un léger “malaise” dans les relations entre les deux constructeurs.

Enfin, après 8 années de production, la petite Ami commence à paraître démodée, de dessins aussi peu conventionnels on se lasse vite. Et malgré une finition “Club” soignée, confort intérieur, phares à double optiques, baguettes de portières à la mode “Pallas”, il faut songer à la relève. La berline Ami 6 est interrompue en mars 1969, après 483.986 unités produites ; le break, qui poursuivra sa carrière jusqu’en 1971, sera lui fabriqué à 555.398 unités (y compris les versions ”Service”). En tout l’Ami 6 aura ainsi franchi la barre du million d’exemplaires.

QUOI DE HUIT ?
C’est ainsi que dans toutes les villes de France en février 1969, les panneaux publicitaires fleurissent d’affiches portant la spirituelle interrogation : Quoi de huit ? et avant qu’on ait pu donner une réponse inspirée du genre : tout est neuf !, les mêmes panneaux nous apportent l’information toute crue : C’est l’Ami 8. Citroën présente sa nouveauté avec beaucoup de lustre au Salon de Genève en mars, et organise un lancement très ambitieux. Il ne faut surtout pas insister sur le fait qu’elle dérive de l’Ami 6, elle en est pourtant très directement issue et en reprend la conception dans son ensemble. Le châssis et le moteur demeurent ceux des dernières Ami 6, avec leurs 35 ch. réels, 3 CV fiscaux, et 123 km/h. de vitesse maxi, alternateur 12 volts monté en série.

La vraie nouveauté réside dans le style extérieur. Elle apparaît comme un dessin épuré de la précédente Ami, aux formes plus fluides, moins tourmentées, réservant plus d’évidence au regard. Le capot est moins incurvé sur l’avant, les phares toujours rectangulaires, s’entourent d’un large enjoliveur en inox, la calandre trapézoïdale ne porte pas de chevrons et les glaces de portières coulissent par moitié à l’horizontale. Seule la partie arrière est entièrement redessinée pour adopter une lunette inclinée dans le sens classique et compléter le profil d’une troisième glace, solution de style répercutée sur la plupart des modèles Citroën à venir (GS, CX...). La porte de malle peut descendre jusqu’au ras des pare-chocs, attendu que les feux arrière ont désormais pris place dans la pointe des ailes, là où viennent mourir les deux lignes de caisse.

Des catalogues axés sur le véhicule, sans plus
Avant de tourner les pages des catalogues, on se souviendra des premiers dépliants édités par Delpire sur l’Ami 6, riches en effluves d’une atmosphère très parisienne où chaque image valorise la femme et son auto, des courses quotidiennes à la promenade du gentil Setter, pour enfin aller chercher le fiston à la sortie de l’école. Le premier catalogue de l’Ami 8 en est l’antithèse, rigoureusement axé sur le véhicule et rien d’autre, les images détourées à fond blanc ne permettent d’insister que sur le thème de la nouveauté. L’Ami 8 photographiée dans sa robe de lancement jaune orangé annonce la bonne nouvelle de sa venue dans un texte où les termes de nouveauté reviennent à chaque ligne ; ensuite des questions abordent les sujets principaux : A-t-elle une bonne tenue de route ? A-t-elle une bonne visibilité ? Et la sécurité ? Est-elle confortable ? Là il y a un point formidable pour évoquer la suspension conservée du type 2 CV, l’argumentaire dit : La suspension n’est pas nouvelle, mieux : elle est Citroën... Enfin : Est-elle jolie ? On nous la décrit : fine, coquette, racée, élégante. Le catalogue s’achève par une fiche technique et la description de la finition Club offerte en option : entourage en inox des glaces, sellerie complétée de moquette, sièges en simili et tissu, séparés à l’avant et à dossier inclinables jusqu’à l’horizontale.










Dépliant tryptique 21x27 cm. en pli roulé édité par Delpire publicité Paris 2/69.

Tout cela a dû paraître assez convainquant pour entraîner une production de 77.603 unités dès la première année.

Le break Ami 8
En toute logique et sans attendre plus, Citroën propose l’Ami 8 en break dès l’automne 1969. Sa carrosserie reprend exactement la silhouette de ses prédécesseurs, avec l’énorme avantage d’un hayon arrière sans seuil, prêt à loger un volume utile de 1,5 m3 pour un poids de 375 kg.

Principale innovation de ce millésime : le montage de freins à disques sur les roues avant, d’une remarquable efficacité. Les catalogues font toujours très fort en titrant : Une voiture nommée plaisir ; Avec elle, c’est tous les jours la fête, même pendant les jours de travail, même pendant les jours de loisir, même pendant les jours de fête.
















Catalogue 16 pages 21x27 cm. édité par Delpire 7-69.

Dans tout l’enthousiasme du vendeur il y a du vrai, l’Ami 8 est une voiture sympathique, commode, dynamique, sobre, mais elle a accumulé jusqu’au bout de sacrés défauts, en particulier une ventilation soi-disant si bien étudiée, mais d’un archaïsme qui octroyait au conducteur le privilège de recevoir en pleine figure toutes les poussières, insectes ou autres escarbilles et scories passées par les ouches d’aérations et puis surtout une direction que l’on pourrait qualifier de poids lourd. Ces mauvais points ajoutés à une tôlerie assez légère ont lassé beaucoup d’usagers, qui se tourneront vers la Renault 6, une machine sans doute moins “conviviale”, comme on le dirait aujourd’hui, mais dont la finition et le silence de fonctionnement pesaient dans la balance.

Le break stimule les ventes des Ami 8, dans les finitions Confort et Club et il en est produit 54.254 unités pour 1970, auxquelles s’ajoutent 3.462 breaks Service (la version tôlée ou vitrée à 2 portes) et 66.706 berlines Confort et Club confondues.

A remarquer au passage un détail d’évolution : depuis le mois de juin 1970 les glaces des portes avant sont descendantes, elles resteront coulissantes à l’horizontale sur les portes arrière jusqu’à la fin de la production et des chevrons apparaissent sur la calandre.

En 1973, les catalogues simplifiés en dépliants à trois volets sont moins distrayants que les précédents livrets. Ils titrent : Ami 8 voiture sobre et développent “sobrement” 4 points de : voiture économique, de voiture utile, de voiture docile, et de voiture confortable.

Aussi multiples, variés, hétéroclites, ou contre nature qu’aient pu être les usages réservés à l’Ami 8, comme à toutes les bicylindres Citroën d’ailleurs, elle n’a pas dû participer à suffisamment d’événements médiatiques pour laisser une grande trace dans l’histoire, et son allure haute sur pattes aujourd’hui bien démodée, veut nous dire que ses successeurs Visa et autres n’ont jamais vraiment remplacé ses compétences originales ni sa plurivalence.

Source : Citroën Revue N° 2 / Novembre 1994

Ami 8 Berline Vert 1970 NOREV 1/43 Hachette - "Voitures françaises de collection" N° : 85 - 2005


Source : NOREVmag N° 9 Mars/Avril 2005

Ami 8 Berline Bouton d'or 1970 NOREV 1/43 Norev Collection Réf. : 153530 - 2005

Ami 8 Break "Gendarmerie" Bleue 1979 VIRAGES 1/43 DUVI Miniatures Réf. : CO796G

Ami 8 Break Bleue 1979 UNIVERSAL HOBBIES 1/43 Atlas "Passion Citroën" N° : 22 - 2005
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MessageSujet: Re: QUOI DE HUIT ?   Mer 19 Oct 2011 - 15:16

Voici 10 modèles différents d'Ami 8 produits entre 1970 et 1994. Bonne chasse ! Suspect

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