Vous êtes collectionneur et passionné de miniatures Citroën, rejoignez-nous, on est là pour cela et, c'est gratuit !
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Elle grimpe aux arbres !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
PTIOTECARETE
Admin
avatar

Messages : 3353
Date d'inscription : 12/12/2010
Age : 66
Localisation : 59260 HELLEMMES-LILLE

MessageSujet: Elle grimpe aux arbres !   Sam 19 Nov - 18:47

La méhari est à la base , un véhicule tous chemins. En la dotant de quatre roues motrices, Citroën en a carrément fait un engin capable de grimper aux arbres.

Image hébergée par servimg.com
© CITROËN COMMUNICATION / LAMANDA / GEORGES GUYOT / ERIC VIVIER

Sept vitesses, quatre longues, trois courtes. Escalader devient une promenade de santé, et bien des 4x4 modernes auraient du mal à passer là où elle arrive à se faufiler.

Une instrumentation riche
Dès la montée dans cette voiture produite à seulement 1.213 exemplaires entre 1979 et 1983, on est surpris de trouver une instrumentation aussi riche pour un engin réputé rustique. Loin, très loin, du dépouillement de sa sœur à deux roues motrices qui a longtemps vécu avec une planche de bord limitée à un seul cadran, avant de recevoir, en 1979, l’équipement plus suffisant de la LN. Dès que l’on attrape la boule rouge du levier qui commende le réducteur de transmission, puis que vous enclenchez le crabotage du pont arrière, actionné, lui, par le levier à boule noire, un voyant orange s’allume immédiatement au tableau de bord, signalant la mise ne quatre roues motrices. A côté, un second témoin rappelle le cas échéant, que l’on a bloqué du différentiel arrière à l’aide du petit levier situé entre les deux sièges avant. A droite, deux autres voyants surveillent l’usure des plaquettes de frein avant et arrière. Et ce n’est pas tout, car au dessus des cadrans ronds qui abritent le compte-tours et le tachymètre, la jauge à essence et le voltmètre, ils il y a l’alerte pour le niveau d’huile et le témoin vert des clignotants ! Un vrai cockpit de Boing ! Mais on découvre également un cadran pour le moins étrange, côté gauche : c’est un compteur horaire qui ne fonctionne que lorsque le crabotage est verrouillé. Il cumule le temps d’utilisation en 4x4 et ça permet d’éviter de louper la révision de la boîte transfert. Dessous, quatre boutons commandent les essuie-glaces, le lave-glace, les feux de détresse et le test pour les témoins de frein.

Image hébergée par servimg.com
© CITROËN COMMUNICATION / LAMANDA / GEORGES GUYOT / ERIC VIVIER

Image hébergée par servimg.com
© CITROËN COMMUNICATION / LAMANDA / GEORGES GUYOT / ERIC VIVIER

Côté confort, il n’a pas été oublié. malgré son côté baroudeur, la 4x4 a droit à un chauffage dont les commandes ont été reportées sur le côté gauche, le centre étant trop encombré par les timoneries de la transmission. Il y a une boîte à gants fermant à clé qui complète agréablement les vides poches de portières, généreux mais à tout vent. Bon, au niveau des sièges, surtout de la banquette arrière s'aurait pu être mieux, mais c'est un véhicule de baroudeurs ! n'est-ce-pas ?

La Méhari 4x4 est plutôt généreuse question garde au sol avec 24 cm. à vide et encore 21 cm. une fois les 400 kg. de charge utile embarquée. Elle reste d’ailleurs remarquablement suspendue, et puis, la direction reste d’une extrême douceur malgré ou grâce à sa grande démultiplication, et de l’important débattement de suspension. Les quatre amortisseurs hydrauliques n’y sont sans doute pas étranger, tout autant que les ressorts renforcés montés dans les pots de suspension et empruntés à l’Ami Super. Mais l’architecture générale du châssis joue également un rôle important car à l’avant on retrouve en fait un train de Méhari, des moyeux de roues aux sorties de pont, en passant par les cardans et les bras de suspension. Ce qui, en prime, a permis l’adoption de freins à disques à l’arrière, en sortie de boîte, comme à l’avant.

En déposant le capot et en soulevant la structure tubulaire qui accueille, en option, la roue de secours, qui est fixée de série, à la verticale derrière le siège passager, mais qui est largement plébiscitée par les acheteurs, on découvre le bicylindre de la Méhari, 602 cm3, alimenté par le carburateur double corps Solex qui équipait l’Ami 8. Sa puissance est de 29 ch. à 5.750 tr./mn.

Identification visuelle
La face avant de la Méhari 4x4 accueille un pare-chocs tubulaire qui pouvait, en option, recevoir des grilles permettant de mieux protéger les phares et les clignotants. Côté passager, le panneau latéral reçoit deux emboutis, l’un pour une espèce de marchepied, l’autre pour accueillir l’orifice du réservoir d’essence. En 1982, sont apparus des élargisseurs d’ailes ! A l’arrière, on retrouve également une structure tubulaire qui protège les feux.

Image hébergée par servimg.com
© CITROËN COMMUNICATION / LAMANDA / GEORGES GUYOT / ERIC VIVIER

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la “capote intégrale”, avec portillons en ABS et poche de rangement des éléments supérieurs de porte, était en option ! Une façon comme une autre de faire baisser le prix de vente de ce 4x4 qui se négociait tout de même deux fois plus cher que son aînée à deux roues motrices. Il fallait ainsi compter 39.514 F pour acquérir une version deux places (comptée comme utilitaire donc à TVA récupérable). 45.000 F pour une version quatre places, alors qu’une 4x2 se négociait un peu moins de 23.000 F

Malgré toutes ses qualités et une polyvalence encore inégalée, la Méhari 4x4 n’a pourtant pas réussi à séduire le client espéré par Citroën : l’armée française, à qui elle vendra, entre 1972 et 1987, 11.457 Méhari, mais aucune en quatre roues motrices. ce n’est pas faute d’avoir multiplié les symboles pour y parvenir, car c’est sur le terrain militaire des Garrigues, près de Nimes, que le constructeur de Javel a choisi de la présenter à la presse en mai 1979. Or, malgré les critiques enthousiastes, l’armée préférera les Peugeot P4, plus moderne et surtout mieux dotée en matière de confort et de finitions. Du coup, c’est uniquement sur le marché civil que la 4x4 va tenter, en vain, de s’imposer, victime à la fois de son prix et du succès de sa grande sœur en deux roues motrices qui s’était avérée une excellente voiture de tous chemins. L’engin de franchissement extrême qu’elle représentait alors n’était guère dans l’air du temps. Du coup, elle cessera d’être produite dès la fin 1982, sans jamais avoir réussi à imposer l’image de baroudeuse qu’elle devait susciter.

Image hébergée par servimg.com

Source : Gazoline - Novembre 2005

Video Méhari 4x4 par Citroën

Image hébergée par servimg.com
Méhari 4x4 Pick-up 4 places vert, capote noire avec roue sur le capot 1979-82 UNIVERSAL HOBBIES 1/43 Atlas "Passion Citroën" N° 44 - 2006

Image hébergée par servimg.com
Méhari 4x4 Pick-up 4 places vert, capote noire avec roue sur le capot et grilles de protection noire  (1.213 ex fabriqués) 1979 SOLIDO Série 1800 1/43 Yesterday Réf. : 1835 - 1999/2002

Image hébergée par servimg.com
Méhari 4x4 Pick-up "Pompiers" rouge, 4 places avec roue sur le capot, demi-capote et grilles de protection noire 1979 SOLIDO 1/43 Pompiers Réf. : 203261 - 2002

_________________
Citroën est entré dans l'histoire. La notoriété est le fruit de sa reconnaissance, la pérennité, le reflet de son adaptation.
Revenir en haut Aller en bas
http://aventure-citroen-min.forumchti.com
 
Elle grimpe aux arbres !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Penny grimpe aux arbres P6
» Les arbres pleurent aussi, un album sur le marronnier d'Anne Frank
» Pipit des arbres (qui est en fait une grive)
» Tatiana de Rosnay (elle s'appelait Sarah)
» Qu'elle est la meilleur 250 4t du marché?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La grande aventure des petites Citroën :: La période Michelin, la faillite évitée :: Méhari de 1968 à 1987 : 144.953 ex.-
Sauter vers: