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 QUAND LES BEAUX JOUETS FRANÇAIS ARBORAIENT LES CHEVRONS

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PTIOTECARETE
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MessageSujet: QUAND LES BEAUX JOUETS FRANÇAIS ARBORAIENT LES CHEVRONS   Jeu 8 Déc - 13:43

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LES JOUETS André Citroën

Dès 1923, le ton est donné par André Citroën lui-même : Il faut que les premiers mots prononcés par les enfants soient “Papa, Maman et Citroën !” dit-il lors d’une conférence. la phrase fera mouche - tout Paris le reprendra aussitôt avec succès - et les jouets Citroën seront lancés. En voici l’histoire.

Intéresser l’enfant à l’automobile explique l’usine dans un document confidentiel, l’accoutumer à la Citroën, se servir de lui comme propagandiste vis-à-vis de ses parents, tel a été le mobile qui nous a incités à adjoindre à notre publicité la propagande par le jouet. La marque incite vivement ses agents à exposer et à vendre les petites voitures : Les jouets que vous vendrez feront à domicile une excellente publicité pour nos voitures, une publicité dont les résultats ne seront peut-être qu’à échéance lointaine, mais dont l’efficacité est certaine. Notre jeune client, en jouant, subira une influence dont il n’aura pas conscience. peu à peu, insensiblement l’idée “Citroën” fera son chemin dans son esprit, se juxtaposera au plaisir qu’il éprouve à manœuvrer son jouet et, plus tard, lorsqu’il désirera acheter une voiture, c’est à Citroën qu’il pensera, après qu’au fond de sa mémoire surgira un lointain et charmant souvenir de jeunesse.

On ne sait pas si ce système fonctionnait vraiment dans les chères têtes blondes mais, chez Citroën, rien n’était laissé au hasard ! La grande époque des jouets André Citroën commence en 1922 et se termine en 1934. En voici un panorama illustré.

L’histoire du jouet André Citroën
L’homme qui aura l’idée du jouet Citroën s’appelle Fernand Migault. Depuis 1878, son père, Albert Migault exploite à Paris, rue de la Roquette, un petit atelier de montres jouets, de parures de poupées et de quelques autres objets du même thème. Son fils Fernand lui succède en 1919.

Fernand Migault, très différent de son père, a évolué avant 1914 dans de nombreux milieux sportifs et plus volontiers dans ceux du cycle et de l’automobile. Cette fréquentation assidue apporte chez lui une connaissance parfaite de la mécanique et une prédilection indéniable pour tout ce qui s’y rattache. Souhaitant se hisser au plus haut niveau de sa profession et augmenter la production, tout en offrant une qualité élaborée qui le démarquait de la concurrence, Fernand Migault ajoute à sa collection quelques articles nouveaux se rapportant soit à l’automobile soit à la mécanique ; jouets qu’il a conçu lui-même ou acheté à des inventeurs.

Arrive André Citroën
Nous sommes à l’époque du redressement de la France et une voiture bon marché, accessible à tous, sera la bienvenue. Elle naît de la persévérance d’un André Citroën, une sorte de bloc de granit indestructible qui lutte contre tous ses détracteurs pour imposer ses vies. L’homme doit quand même un peu siphonné car les propos qu’il tient ne lui valent que sarcasmes et répliques cinglantes : Cent voitures par jour ? une folie furieuse ! Vous n’y arriverez jamais, mon pauvre ami. C’est le langage que de nombreux “visionnaires” lui tiennent de toutes parts.

Il tient bon et en 1919 sort son Type A, suivie peu après de la B5 - peu connue - et par la B2. et le rouleau compresseur Citroën ne s’arrête plus.

Fernand Migault a pris conscience du phénomène Citroën depuis le début et les pages entières de publicités en faveur des type A et B2 lui font comprendre que la recherche du développement de son affaire devrait, de près ou de loin, accompagner le programme de cette usine Citroën. Migault, en homme intelligent, se dit que toute cette publicité originale ne peut provenir que d’un chef visionnaire et que cet homme d’idées ne restera pas insensible à un jouet reproduisant les voitures portant son nom.

L’idée est géniale, encore faut-il la mettre à exécution. Pour tenter l’aventure, Migault demande à un de ses cousins, Marcel Gourdet, de l’épauler. Gourdet est un remarquable artiste qui fait ce qu’il veut de ses dix doigts et il lui commande une maquette de B2 fidèlement reproduite.

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Papa, Maman et Citroën
La maquette est construite et elle est superbe. Reste la difficulté de la soumettre, ainsi que le programme qu’elle représente, à André Citroën. Pour parvenir à cette entrevue il faut de nombreuses relations haut placées à l’usine car on ne rencontre pas Citroën comme ça. Cette rencontre est facilité par l’entremise d’un certain Debord, ami de Fernand Migault. André Citroën, dans son bureau du deuxième étage de Javel, où il est assisté par Mlle de Les Cases, étudie le jouet en question. L’offre de Migault surprend en premier, puis elle est analysée, décortiquée et il est indéniable qu’André Citroën la retient avec enthousiasme. Ne dira-t-il pas lui-même un jour : Si le jouet est bien fait, s’il reproduit fidèlement le modèle réel, il évoquera sans nul doute chez l’enfant, mais encore chez ses parents, dans son entourage, chez les commerçants qui le vendront, et par voie de conséquence pour le public qui verra partout exposé la marque “Citroën” et cela incontestablement constituera une publicité merveilleusement efficace, en multipliant à des milliers d’exemplaires un support publicitaire durable et bien entendu offrant toujours, mille autres possibilités d’en parler...

et plus loin dans ce même discours : Étant précisé, qu’outre cette énorme publicité un avantage sans prix en découlerait, car en fait il s’agirait d’une publicité gratuite, constante, ou tout au moins à des frais fort réduits et sans commune mesure avec le résultat.

En octobre 1932, il dira aussi à ses concessionnaires réunis pour un banquet après le Salon de l’Automobile de Paris : Un produit a beau être bon et a beau s’imposer, il faut quand même le faire connaître. (...) On me dit tous les jours : “pourquoi faites-vous passer des pages entières dans les journaux ? Pourquoi allumez-vous la tour Eiffel ? Vos voitures sont connues. Tout le monde sait qu’elles existent, il y en a 700. 000 en circulation en France.” Eh bien, j’estime qu’il faut quand même éveiller l’attention des 40 millions d’habitants, même des enfants que nous prenons en bas âge car, comme je le disais à l’Université de Columbia, les premiers mots qu’un enfant doit dire, c’est : “Papa, Maman... et Citroën !”.

Un mariage fructueux
L’accord de Citroën donné à Fernand Migault va ouvrir de beaux horizons pour les deux sociétés.

Les deux hommes décident d’un commun accord que pour chaque modèle à venir et dans plusieurs carrosseries possibles, Migault, à son initiative, ou à la demande de Citroën, établira un prototype de jouet, reproduisant de la manière la plus précise, non seulement dans la perspective, mais encore dans sa forme réelle, le détail et la couleur à une échelle réduite la voiture réelle.

Tous les moyens lui seront accordés pour réaliser cette opération (et même avant la sortie de sa nouvelle voiture et sa présentation au public) soit par un bleu de carrosserie, soit par la connaissance du prototype afin que toutes les données lui soient connues et puissent être utilement retenues pour parvenir au jouet correspondant.

En se basant sur cette première réalisation, Migault pourra alors proposer la quantité de jouets qui semblera nécessaire pour amortir les outillages et autres frais d’établissement de cette série, en un mot déterminer son prix de revient. Cela établi, ils fixeront ensemble la date et la cadence des livraisons et on retiendra le prix auquel Citroën précédera à l’achat du jouet. cela signifie que Migault ne vendra pas directement sa production, mais qu’elle sera écoulée par les soins des usines Citroën. Ce système est bénéfique pour Migault qui n’aura pas à chercher de débouché ni à constituer un réseau commercial, avec toute ce que cela représente de difficultés, d’heures perdues et bien entendu de frais.

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Examinons maintenant le programme de cette fabrication

Fabrication du jouet Citroën
En 1922, époque où se situe la date de création du “Jouet André Citroën”, sept personnes constituent le personnel de l’entreprise (les frères Gourdet compris, Georges remplissant la fonction de directeur et Marcel celle de maquettiste). L’effectif montera jusqu’à 200 employés ! Parmi les sept premiers ouvriers se trouvait M. Chevalier, qui se souvient : C’était Marcel Gourdet qui d’après les modèles originaux ou les plans de la voiture réelle réduisait à l’échelle 1/10°, puis réalisait, pièce par pièce, le jouet : châssis, portes, capot, ailes, etc... Le tout était assemblé par soudure et ensuite présenté...

Que dire du premier jouet ? Il répond aux accords passés : c’est la reproduction fidèle de la B2 réelle, non seulement en son aspect,mais aussi en son mode de fabrication ; elle porte en outre la marque de sa grande sœur, qui encore une fois lui permet de bénéficier de l’impact publicitaire de celle-ci.

La première année on en vend ainsi 15. 000 exemplaires. L’essai est concluant. Les enfants se jettent sur le petit torpédo 10 CV avec empressement. Il faut se rendre à l’évidence : la jeunesse s’intéresse à l’automobile et se passionne à retrouver dans la réduction des jouets qu’on lui offre les caractéristiques de l’auto des grandes personnes.

On va aussitôt satisfaire la demande en offrant des modèles variés, suivre de près la mode, et donner aux enfants un choix de plus en plus grand et en 1924 apparaît la 5 CV torpédo jouet. une petite voiture que l’on peut en fait considérer comme le premier jouet de série. C’est certainement l’une des plus belles sinon la plus belle des petites “automobiles André Citroën”. A partir de 1923, les commandes Citroën sont renouvelées chaque année et les plans et études des nouveaux modèles communiqués à l’usine de Briare. Le jouet, poursuit M. Chevalier se trouvait donc terminé et présenté en sa nouveauté en même temps que la voiture réelle. Tous ces jouets étaient livrés à l’usine Citroën qui avait organisé quai de Javel un service de vente, qui se chargeait de la livraison tant aux agents français qu’aux grands magasins ou bazars spécialisés.

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Durant les années 20 et 30, tous ces jouets se trouvaient dans les agences Citroën et plus spécialement à Noël, où de magnifiques dioramas représentant des paysages de france ou d’Outremer servaient de support à toute une présentation des ces petites voitures, comme vous le découvrirez par ailleurs sur le forum.

Quelle joie extatique l’enfant ne ressentait-il pas quand son père, accédant à ses souhaits, et peut-être même les devançant, entrait dans le magasin et lui permettait d’en sortir avec une B14 Conduite intérieure avec en plus (cela aussi est remarquable) un jeu de rechange de pneus en caoutchouc Michelin...

La fin de Citroën et aussi celle de la CIJ
Les grandes étapes du jouet Citroën suivent presque la sortie des vrais modèles : en 1925 apparaissent entre autres les voitures de livraison et le taxi B2, en 1926 le nouveau torpédo B12 ainsi que le taxi et que la camionnette, en 1927 c’est le tour des nombreuses B14 dont on remarque la plate-forme, le coupé et le coupé de ville, en 1928 arrivent les C4 et les C6, innombrables versions, mais surtout les modèles miniatures en plâtre et farine au 1/43°.

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Le succès des “plâtre et farine” est immédiat, on en vend 5. 200 cette année-là et la production grimpe vertigineusement jusqu’en 1933 où l’on en vend 576. 000 ! En 1933, on vend en tout 850. 000 jouets CIJ...

Mais c’est ici qu’apparaît encore une fois la similitude entre la petite et la grande Citroën, car ce jouet Citroën est si bien assimilé à la vie de l’usine, il représente tellement la production de celle-ci que, lors des difficultés qui amènent la liquidation judiciaire, par effet d’osmose les mêmes difficultés surgissent à Briare. C’est la rupture et un certain dépit chez Citroën quand, pour se diversifier, la CIJ entreprend en 1934, la fabrication des jouets Renault...

Pendant un certain temps, il est envisagé que la fabrication du jouet soit réalisée par les soins de l'usine Citroën elle-même et incontestablement quelques jouets seront construits mais ce sera un feu de paille.

C'en est terminé du "Jouet André Citroën" dans ses principes fondamentaux : "coller" à la réalité de la véritable voiture par une forme et une conception originale, et ce quelle que soit l'échelle.
Bien des choses sont encore à écrire en plus de cet article retraçant, en partie, l'historique de ces merveilleux jouets.
Bientôt ! la suite ...

Source Citroën Revue N° 3 - Décembre 1994.

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Dernière édition par PTIOTECARETE le Dim 3 Fév - 12:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: QUAND LES BEAUX JOUETS FRANÇAIS ARBORAIENT LES CHEVRONS   Lun 3 Sep - 12:07

Pour avoir une idée des prix pratiqués < cliquez sur le lien ci-contre. Wink

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MessageSujet: Re: QUAND LES BEAUX JOUETS FRANÇAIS ARBORAIENT LES CHEVRONS   Jeu 15 Déc - 22:47

Surprise lors de ma première visite de ce sujet : Sur la troisième photo de groupe, à droite au centre une "Citroën des records" baptisée "Bolide", rouge, mécanique, au 1/43 eme. Il se trouve que je possède cette même voiture de forme identique, mais en plastique teinté dans la masse jaune, y compris les vitres, très ancien ( debut des années 50), roues en plastique creuses rouges, ( il m'en manque deux) sans chassis, avec gravé sur l'aileron arrière "JF" et que j'ai toujours attribué à "Jouet Français", ancienne marque devenue "Jouef". La forme de l'avant ressemble bien à une traction, et pas du tout à la Rosalie des records.

Je veux bien vous en poster des photos, mais pas encore habitué aux habitudes de ce forum, je ne sais pas où la mettre..... ici? créer une nouvelle rubrique? j'attends vos "instructions"...!!
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MessageSujet: Re: QUAND LES BEAUX JOUETS FRANÇAIS ARBORAIENT LES CHEVRONS   Ven 13 Jan - 16:32

Je poste ici les photos de ma "traction des record" , bien que ce ne soit pas ( c'est le moins que l'on puisse dire) un "beau jouet français".... plutôt un jouet de bazar à bas pris du début des années 50 ou de la fin des années 40, qui porte la marque " J F " sur son arrière gauche. Le "jouet français" est la marque créée en 1944 par Georges Huard, qui deviendra Jouef en 1949. Cela donne donc une idée de la période de fabrication de cet engin.
Vous pouvez constater qu'elle ressemble beaucoup à la "Citroen des records fantaisie" rouge et argentee de la photo ci-dessus... sauf qu'elle n'a pas de mécanisme à ressort. Elle mesure 9.7 cm et semble donc également au 1/43eme.
On m'a parlé d'un projet de traction 22Cv de record.... mystère!

Dommage que j'ai perdu les roues arrière.....





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PTIOTECARETE
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MessageSujet: Re: QUAND LES BEAUX JOUETS FRANÇAIS ARBORAIENT LES CHEVRONS   Ven 13 Jan - 17:30

Bonjour François,

c'est sûr que cette miniature n'a pas trop sa place dans ce sujet mais, ne voyant pas à quoi elle se réfère, elle peut rester là en attendant mieux.
La seule "Rosalie des records" qui n'en soit pas une et qui utilise la calandre avec chevron est la Arrow  Une certaine "7S"

Néanmoins, elle pose certaines questions pour lesquelles les passionnés qualifiés de ce forum apporteront des réponses motivées Wink

A tantôt
Alain Very Happy

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MessageSujet: Re: QUAND LES BEAUX JOUETS FRANÇAIS ARBORAIENT LES CHEVRONS   

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