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 CIJ : Les ateliers de Briare

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PTIOTECARETE
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MessageSujet: CIJ : Les ateliers de Briare    Ven 9 Déc - 12:31

La Compagnie industrielle du jouet, (CIJ) est une marque de jouets miniatures créée en 1920 par Fernand Migault rue de la Roquette à Paris. Devant le succès rencontré et la nécessité de s'agrandir il s'associe à son cousin Marcel Gourdet qui dirigeait un atelier de chaudronnerie route d'Ousson à Briare (Loiret) et fonde ainsi les Établissements Migault S.A. en 1927.

Fin des années 1920, les ateliers de Briare tournent à plein pour produire les Jouets Citroën et leurs accessoires : boîtes de pièces détachées, garages ou stations-service, sac pour chargement, petits personnages destinés à compléter le jouet (pompiers, soldats en particulier).
Visite d’une usine peu ordinaire...


Atelier de maquette
C’est ici que tout s’élabore. Il est créé - et intensément développé - sous la direction de Marcel Gourdet. Ferblantier de son état, d’une habileté professionnelle extraordinaire, Marcel Gourdet est, aux dires de ceux qui l’ont vu à l’œuvre, un véritable magicien. Il est fascinant de voir comment, à petits coups de marteau, il sait étirer ou façonner une pièce de métal qui devient peu à peu un capot, une aile, une porte ou un arrondi de caisse.
Mais son habileté ne s’arrête pas là, car au don manuel s’ajoute un sens des mathématiques qui lui permet de manier avec science la règle à calcul quand il s’agit de réduire toutes les dimensions des voitures demandées par Citroën, sans commettre aucune erreur.
Cette maquette sert aussi à établir l’outillage nécessaire à la fabrication en grande série (matrice, poinçons...) du jouet réalisé.

Image hébergée par servimg.com
M. Marcel Gourdet

Outillage
L’atelier d’outillage est le théâtre de la première opération : le découpage suivit de l’emboutissage avec sept ajusteurs.

Décolletage
On y fabrique les pièces moteurs, les pignons d’entraînement, les écrous et axes de roues avant sur des tours automatiques Meyer.

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Emboutissage
C’est l’atelier clé de l’usine où l’on emboutit sur dix presses Lafripe les châssis, ailes, capots, carrosseries, portières, malles arrière et calandres. Ces calandres étaient embouties directement dans une feuille de métal déjà nickelée.
Quant à la tôle, chaque fois que cela est possible, on utilise des tôles neuves provenant de séries mal lithographiées, telle Miror, Banania et autres. En revanche, pour les parties “nobles” comme les côtés des coupés C6 par exemple, on emploie des feuilles de laiton calibrées pour obtenir des surfaces et des arrondis parfaits.

Découpoir à vis
Cet atelier permet de fabriquer les petites pièces comme, par exemple, les barres d’accouplement de direction.

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Soudure
C’est dans cet atelier de soudure qu’est entrepris le montage des différentes pièces devant constituer le jouet, par agrafages et soudures à l’étain.

Menuiserie
Le menuisier Joffrenet, dont le mérite égale celui de Marcel Gourdet, ne cesse d’innover dans le domaine des Jouets accessoires en bois. Son rôle consiste également à préparer pour l’ensemble de la collection les appareils de montage, en partie en bois, qui sont indispensables pour l’assemblage des pièces en série.

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Dégraissage et peinture
L’atelier de dégraissage et peinture comporte quatorze postes, étant précisé que les peintures sont réalisées successivement à l’aide de divers caches métalliques.
Ces caches sont nettoyés tous les cinq à six passages.

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Assemblage, finition et emballage
Ainsi que son nom l’indique, cet atelier voit le jouet prendre sa forme définitive puis être emballé après une dernière vérification et acheminé au magasin de stockage et d’expédition.

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Source : Citroën Revue N° 3 - Décembre 1994.

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MessageSujet: Re: CIJ : Les ateliers de Briare    Lun 29 Oct - 11:50

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1ère vitrine de l'Exposition "Jouets de France" du 27 octobre 2012 au 28 avril 2013 (Pâques) à Lambersart (Banlieue lilloise)

CIJ – COMPAGNIE INDUSTRIELLE DU JOUET - LES JOUETS ANDRE CITROËN - BRIARE - FRANCE -  1920 à 1934

André Citroën a doté l’usine CIJ de Fernand Migault, à Briare dans le Loiret, de toutes les machines outils indispensables à la production simultanée des modèles publicitaires jouets qui accompagnaient la production des modèles réels de l’usine Quai de Javel à Paris. Ainsi les clones étaient parfaits. La stratégie marketing était parfaitement rodée, à l’image du slogan de Citroën : « les enfants dès le plus jeune âge doivent connaître 3 mots : Papa, Maman et Citroën ». Il voulait ces jouets homothétiques des vrais modèles. Vendus dans les grands magasins parisiens, mais aussi et surtout dans les garages Citroën partout en France, l’objectif était d’attirer les enfants pour acheter les jouets dans les concessions partout en France accompagnés de leurs parents pour qu’ils achètent, étant sur place, en même temps la vraie voiture pour eux. Peint au pochoir sur le châssis sous les voitures, André Citroën veut que son nom apparaisse et non pas, comme c’est l’usage, celui du fabricant du jouet (CIJ ou Fernand Migault). L’objectif est, qu’ayant sous les yeux en permanence lors du remontage du moteur mécanique le nom de Citroën, l’enfant substitue le mot « Citroën » au mot « voiture ». C’est la méthode Coué, ainsi à l’âge adulte il achètera naturellement sans se poser de question une Citroën. Certains disent qu’André Citroën est le précurseur du marketing. De nos jours ces grands modèles sont devenus rarissimes car, bien souvent oubliés dans une arrière cour atteints par la rouille, ils finissaient bien tristement leur existence.


Torpédo B2 9CV verte échelle 1/10ème (38cm) 4ème modèle avec calandre grillagée, marchepieds et tableau de bord en aluminium, roues haute pression, moteur à platines rectangulaires 1924-1925


et Torpédo B2 9CV jaune échelle 1/10ème (38cm) 5ème modèle avec calandre grillagée, marchepieds et tableau de bord en aluminium, roues basse pression, moteur à platines rectangulaires 1925.
Le jouet Torpédo B2 est produit en 6 versions à l’échelle 1/10ème (1922-1926). Le 1er modèle (1922) est en bois sans moteur. Le 2ème modèle (1922) est en tôle avec calandre grillagée, marchepieds et tableau de bord en aluminium, sièges en moleskine, roues haute pression, sans moteur. Le 3ème modèle (1923) dispose d’un moteur avec levier de commande à l’arrière. Le 4ème modèle (1924-1925) a un levier de commande du moteur près du conducteur. Le 5ème modèle (1925) a des roues basse pression. Le 6ème modèle (1925-1926) a des roues basse pression, les sièges en tôle, la calandre, marchepieds et tableau de bord en papier collé. L’utilisation de papier collé pose problème lorsque le jouet est oublié dehors sous la pluie. La voiture B2 remplace le type A en 1921. C’est une 9CV avec moteur de 1425 cm3, allumage et démarreur électrique et boite 3 vitesses. Le modèle torpédo était, contrairement à aujourd’hui, un modèle plus répandu car moins cher. Ce n’était pas encore une voiture de plaisir, les Français rêvaient alors aux conduites intérieures.


B2 taxi type coupé de ville noir échelle 1/10ème (38cm) avec calandre, marchepieds et tableau de bord en papier collé, roues basse pression 1925-1927.
Le jouet B2 est produit en 5 carrosseries à l’échelle 1/10ème entre 1922 et 1927. La torpédo B2 est le plus répandue en 1922-1926. L’ingénieur Kégresse, qui travaillait auparavant pour le Tsar Nicolas II, imagine pour les grandes aventures des années 1920 les chenilles de l’autochenille torpédo B2 reproduite en jouet rarissime dans la version « Traversée du Sahara » en 1922-1923, puis « Croisière Noire » en 1924-1925. Le rare taxi type coupé de ville B2 en 1925-1927. Enfin la toute aussi rare camionnette B2 en 1925-1927, estampillée « Service de Livraison » ou « Au Printemps ».


Camionnette B12 « Service de Livraison » rouge échelle 1/10ème (38cm) 1926-1927. Il s’agit d’un modèle rare.
Les modèles B2 et B12 présentent des similitudes, la confusion est possible si ce ne n’est un détail : le prolongement des longerons du châssis à l’avant, qui correspond à la réalité de la B12 par rapport à la B2, permet de distinguer les jouets B12 et B2. Pour des raisons économiques, le jouet B12 a des ailes identiques à la B2 alors qu’elles étaient galbées dans la réalité.


Torpédo C2 (2 places) 5CV bleue échelle 1/10ème (31cm) 3ème modèle avec calandre, marchepieds et tableau de bord en papier, roues haute pression, moteur à platines rectangulaires 1924-1925.
Cette voiture très populaire dès sa fabrication en 1921 baptisée C2 (2 places) ou C3 (3 places), est surnommée affectueusement « Citron » par la couleur jaune et la déformation de son créateur Citroën, « Trèfle » par la carrosserie 3 places vue d’en haut en forme de trèfle ou « Cul de poule » l’arrière en pointe. C’est une petite voiture facile à conduire, économique, jolie et élégante, destinée essentiellement aux Françaises qui ont dû et su s’émanciper pendant de la Guerre 14-18. Citroën en produira 88.000 exemplaires entre 1922 et 1926 dans son usine Quai de Javel à Paris. Le jouet est produit en 4 modèles à l’échelle 1/10ème 1923-1926. Le 1er modèle (1922-1925) est en bois sans moteur sur châssis en métal et roues en bois. Le 2ème modèle (1923-1925) est en tôle avec calandre grillagée, marchepieds et tableau de bord en aluminium, roues haute pression. Le 3ème modèle (1924-1925) dispose d’une calandre, marchepieds et tableau de bord en papier collé et roues haute pression. Le 4ème modèle (1925-1926) est identique au précédent avec des roues basse pression dites « ballon ». Par ailleurs une voiture à pédales « Citroënnette » au 1/3ème de 1m51 à pédales est sortie en 1925-1926.


B14 coupé de ville verte ton sur ton échelle 1/10ème (41cm) moteur à platines rectangulaires 1927-1930. Modèle rare surtout dans cette couleur. Le jouet reprend les 2 portes ouvrantes fidèle à la ligne du vrai coupé de ville.


B14 coupé faux cabriolet échelle bleu ton sur ton échelle 1/10ème (39cm) moteur à platines rectangulaires 1927-1930.
Le jouet B14 est produit en 8 carrosseries à l’échelle 1/10ème en 1927-1930, le torpédo, le torpédo camionnette dit brocanteuse ou boulangère avec son haillon, le faux cabriolet ou coupé très élégant, la berline très réaliste, la camionnette ridelles, le très rare et raffiné coupé de ville qui fait très classe, la très rare fourgonnette « Bas Marny » et le châssis à monter BB14 pour les enfants bricoleurs. Le jouet B14G, différent du précédent par les ouïes sur le capot, est produit en 1928 en 2 carrosseries, la berline et le torpédo commercial. Les ailes des B14 sont maintenant galbées et enveloppent la roue tandis que le moteur est actionné par un levier de commande sur le marchepied.


C6 cabriolet décapotable bleu ton sur ton échelle 1/10ème (41cm) capote en toile beige, moteur à platines rectangulaires 1928-1932.
Le passage du type B au type C en 1928 est la grande affaire d’André Citroën. Appelée AC4 ou AC6 au début, dénomination correspondant aux initiales d’André Citroën, cette série sera plus connue sous le terme C4 (4 cylindres de 1628 cm3) ou C6 (6 cylindres de 2442 cm3). La C4 aura beaucoup de succès grâce à son rapport qualité/prix, alors que la C6 en aura moins car ressemblant pour la clientèle aisée trop à la C4. De nombreuses carrosseries seront proposées : torpédo, berline, limousine, cabriolet, faux cabriolet, roadsters, utilitaires divers, camionnettes et camions.


C6 coupé faux cabriolet avec compas vert ton sur ton et marron échelle 1/10ème (41cm) moteur à platines rectangulaires.
Le jouet C6 est produit en 8 carrosseries à l’échelle 1/10ème en 1928-1932, le prototype-carrosserie en 1930 permettant de construire au choix une berline ou une limousine. Le châssis C6 et sa boîte d’habillage de carrosseries complémentaires : la berline petit pare-soleil, la berline grand pare-soleil très réaliste, le faux cabriolet et ses compas le faisant ressembler à un cabriolet, le cabriolet décapotable à capote en toile beige et le cabriolet décapotable avec pare-chocs inverseurs de marche et moteur électrique.


C6 berline grise ton sur ton échelle 1/10ème (41cm) grand pare-soleil moteur à platines rectangulaires 1928-1932. Pour les jouets Citroën, les couleurs sont identiques à celles des voitures réelles surtout au début sur les modèles B2 et Trèfle car les peintures, en teinte de base, étaient envoyées directement de l’usine Quai de Javel à la CIJ. Ces peintures mélangées donnaient parfois des teintes qui n’existaient pas en réalité, ce qui explique la diversité des variantes. Pour les voitures particulières, la solution des deux teintes ton sur ton d’une même couleur était assez suivie.


C6 torpédo familial « Le Car » ou « Autocar » verte à filets rouge échelle 1/10ème (42cm) moteur à platines rectangulaires 1929-1934.
Le mystère s’épaissit autour de ce modèle qui n’a jamais existé en modèle réel en torpédo familiale chez Citroën. Selon certains, il s’agirait de la représentation de cars de tourisme, de montagne, utilisés par les compagnies privées de Chemin de Fer, PLM par exemple. Toutefois, dans cette hypothèse, la carrosserie serait plus longue et plus large pour accueillir plus de sièges. Il semble donc, qu’il s’agisse bien d’un torpédo familial inventée par Fernand Migault ou Marcel Gourdet de la CIJ. Il existe deux versions, avec ou sans pare-soleil.

Merci à Franck Astruc, responsable de l’exposition « Jouets de France » pour l’association "Les Amis du Jouet Ancien" de Wambrechies qui m’a confié ces superbes clichés.  Laughing

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MessageSujet: Re: CIJ : Les ateliers de Briare    Mer 31 Oct - 1:47

MAGNIFIQUE
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MessageSujet: Re: CIJ : Les ateliers de Briare    Lun 18 Jan - 16:48

Bonjour,

petit complément pour cet article posté en 2012 par un autre paru dans l'Argus de la Miniature de 1998, dont le titre était:

Lorsque CIJ devient aussi une histoire de famille

La rencontre de 2 hommes

Messieurs Migault et Gourdet sont à l’origine de la C.I.J., l’un pour le commerce et les finances, l’autre pour la technique.
Depuis 1878, Albert Migault exploitait à Paris une petite entreprise de montres jouets, de parures de poupées, et de colliers pour enfants. Puis Albert et Fernand (le fils) Migault décidant d’élargir leur catalogue, contactèrent un beau jour de l’année 1919, M. Marcel Gourdet pour lui demander la création de nouveaux jouets.
M. Marcel Gourdet est né à Briare, le 29 Janvier 1873. Son père, dont il devait continuer le métier, était chaudronnier ferblantier à Briare (45). Au bout de 8 mois de recherches et d’essais dans son atelier, Marcel Gourdet présente une carpe métallique articulée avec laquelle il obtint le 27 Août 1920 la Médaille d’Or au 18è Concours LEPINE. Cette carpe en tôle était propulsée par le mouvement alternatif de la queue, laquelle était actionnée par un moteur que l‘on remontait à l’aide d’une petite manivelle placée dans la bouche. Elle était lestée et pouvait nager sur plus de 50 mètres, exactement comme un poisson vivant. Seule sa nageoire dorsale dépassait la surface de l’eau.

Les Jouets Citroën

- En 1922, après de nombreuses mises au point, Marcel Gourdet proposa à l’échelle réduite quelques spécimens des automobiles qui commençaient à apparaître en série sur le marché français. André Citroën sollicité par Fernand Migault, fut émerveillé par ces échantillons qu’on lui soumettait. Il passa immédiatement commande de 25000 modèles ! Il s’agissait de la B2 10CV au 1/10è.
Devant les perspectives importantes de ce nouveau marché, MM. Mignault père et fils décidèrent de s’installer à Briare et les fondations d’une usine furent posées dès Juillet 1923.
La même année fut conclu un accord avec André Citroën pour la fabrication d’une 5CV au 1/10è.
En 1925, la production des modèles inventés et fabriqués sous la direction de Marcel Gourdet à la nouvelle usine, et livrés sous la marque « JOUETS CITROEN », atteignait 47489 ex. pour la B2 et 36413 ex. pour la 5CV.




- En 1926 était créé un département scierie pour la fabrication des jouets en bois, d’accessoires pour les jouets automobiles, et d’éléments nécessaires à la fabrication des outillages pour jouets automobiles. L'usine possédait son propre four afin de sécher les planches de hêtre qui étaient acheminées du Berry. Et c'est le facteur de la ville qui, à mi-temps, pilotait le séchoir.Le 17 Mars 1927, l’atelier de Briare était complètement détruit par un incendie. Le bâtiment fut rapidement relevé et on en profita pour l’électrifier. De là, naissait le 14 Mai la Société Anonyme pour l’Exploitation des Etablissements Migault. Cette société ne devait vivre que quelques années et en 1930 le terme Etablissement Mignault disparaissait à tout jamais pour faire place à la « Compagnie Industrielle du Jouet » (CIJ).

L’après-guerre

Après le désordre général, le pillage et les destructions de 1940 au sein de l’usine, puis après les restrictions en matière première, la CIJ surmonte brillamment toutes ces difficultés, à tel point qu’en 1948 les série de voitures fabriquées atteignirent chacune 100 000 exemplaires.

Le ZAMAC
Les premières voitures coulées sous pression, en zamac (ou zamak) – alliage métallique léger, composé de zinc, de cuivre et d’aluminium avec des traces de magnésium – apparaissent en 1949. La fameuse 4CV sera tirée à 400 000 unités.
En 1952, nous retiendrons le lancement de la Renault Frégate et le succès du matériel agricole avec principalement les tracteurs Renault.

Le déclin
Lorsqu’au mois d’Avril 1957, André Gourdet quitta l’usine de jouets de Briare, il avait 84 ans et avait créé plus de 40 prototypes. C’est cette même année que la progression des ventes se stabilisa, puis commença à amorcer une courbe descendante. En 1959, intervint les premiers licenciements de personnel, tandis que l’on fermait l’atelier bois.

Les dernières années



- En 1960, les créateurs prennent leur retraite et l'usine est reprise par M.Broual qui s'empresse de rajeunir la marque : c'est la naissance de CIJ/Europarc. Mais cela ne dure pas pour diverses raisons telles que la mauvaise distribution des miniatures (plutôt en bazar qu'en magasins de jouets), la perte de l'exclusivité de la marque Renault et la sophistication des jouets et surtout la désaffection des enfants pour les miniatures.
L'usine doit déménager dans des locaux plus petits mais toujours dans le centre ville. Ils sont situés juste en face des Emaux de Briare. Pourquoi ? Simplement parce que quelques responsables de CIJ étaient issus des Emaux et cette dernière prend en charge l'administration de la CIJ.
Dernier sursaut, le rachat par CIJ d'un stock de pièces de JRD (qui a déjà fermée !) en 1967. Naîtront des modèles hybrides tels que le CIJ Kronenbourg ou le mythique Transcontinental Express.
Pour l'anecdote, des cartons remplis de modèles et leurs boîtes ont été entreposés dans des pièces puis murés sous les bâtiments des Emaux ! Des années plus tard, certains ont tout fait "sauter" pour se servir !!!!!

- assemblée générale extraordinaire le 4 Juillet 1968 avec la présence des principaux actionnaires
- la CIJ a perdu les 3/4 de son capital social
- décision de la mise en liquidation de la société à l'unanimité
- le 1 Août 1968, le Tribunal de Commerce de Paris prononce la liquidation




L'usine telle qu'elle est photographiée sur le catalogue : vous ne la verrez plus car après cessation d'activité, les bâtiments ont été racheté par le groupe Rhone Poulenc pour y installer Prolabo (spécialisé dans la fabrication de produits chimiques). Aujourd'hui cette usine est fermée et les bâtiments ont été ......
rasés  . Il ne reste que les dalles de béton qui doivent être décontaminées.
 
Le glas a sonné ! L'activité cesse et des cartons entiers de jouets en boîte sont entreposés dans un nouveau lieu nommé Rivotte (à l'entrée de Briare). Ce lieu abrite maintenant des caves viticoles et le Théatre de l'Escabeau.  Crying or Very sad

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MessageSujet: Re: CIJ : Les ateliers de Briare    Mar 19 Jan - 10:10

Magnifique sujet , merci Alain
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MessageSujet: Re: CIJ : Les ateliers de Briare    

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