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 Citroën et Robert Clabot 1947...

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PTIOTECARETE
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MessageSujet: Citroën et Robert Clabot 1947...   Ven 2 Nov - 12:53

Beaucoup de carrossiers les plus prestigieux ont débuté leur activité dès le milieu du XIXe siècle par la construction de voitures à chevaux.

Tous ces créateurs sont issus d’une longue lignée d’artisans d’art installés en France depuis le XVIIIe siècle où ils vont créer carrosses et voitures pour l’aristocratie et les cours royales du monde entier.

CES DYNASTIES de créateurs ont rapidement fait école. Paris et la France sont devenu le berceau incontesté de la création de carrosserie de luxe. Ces artisans de génie ont largement  contribué à l’essor de l’Automobile, laissant la trace de leurs activités hippomobiles dans leurs réalisations mécaniques. N’hésitant pas à se former aux techniques de construction et à la mécanique en Angleterre, ces précurseurs vont établir la prédominance et le savoir-faire de la Carrosserie Française en habillant les premiers châssis motorisés créés par Amédée Bollée, Panhard & Levassor ou De Dion-Bouton. Ils vont prendre part à la renommée du grand luxe et de l’élégance française aux côtés des grands couturiers de la mode, de selliers, malletiers et décorateurs. L’apogée de ce mouvement fut l’apparition des grands  Concours d’élégance dans les années folles où sont présentées des automobiles d’un luxe et d’une finition exceptionnelle, que ce soit dans le style classique, ou avant-gardiste avec le mouvement aérodynamique des années trente.

Jacques Saoutchik, le Viollet-le-Duc de l'automobile

Parmi ces carrossiers de renommée mondiale, Iakov Saoutchick, véritable artisan, se révélera être le représentant de l'essence du chic parisien. Iakov Saoutchick dit “Jacques“ Saoutchik, né en Ukraine en 1880, était arrivé à Paris dans les années 1900. Ébéniste de métier, il s’ouvrit rapidement à la profession de carrossier automobile, pressentant tout l’intérêt de ce nouveau mode de transport. Dès 1906, il a ouvert son propre atelier à Neuilly-sur-Seine, une banlieue chic et artisanale de Paris.
Rappelons qu'à cette époque, le bois prenait une place importante dans les structures des véhicules automobiles, et les compétences d'ébéniste de Saoutchik lui procuraient un avantage indéniable et une réputation enviable de qualité.
Dans les années 20, Saoutchik se hisse au niveau des meilleurs carrossiers d'Europe, et parmi ses clients figure un nombre impressionnant de têtes couronnées, les rois du Cambodge, du Siam, d'Égypte et de Norvège, l'empereur d'Éthiopie et le shah d'Iran.
Il a toujours voulu répondre à la classe supérieure.
En quelques années, Jacques Saoutchik grâce à sa petite entreprise crée un design attrayant, un travail soigné et de haute qualité. Pendant plusieurs années, les remarquables «transformations» : cabriolets, coupés et voitures de ville signés Jacques Saoutchik, représentent le summum du chic et récoltent une moisson de trophées aux concours d'élégance qui se tiennent à Paris et dans les centres de villégiature courus de la côte de l'Atlantique et de la Côte d'Azur. Le styliste Saoutchik a pris tous les risques possibles.
Surnommé “ Viollet-le-Duc”, obsédé par les formes, il a exprimé sa vision magique en n'hésitant jamais à embellir avec du chrome ou même du plaqué or ses créations pour en souligner les lignes dominantes de la carrosserie. Jacques Saoutchik a travaillé sur Bucciali, Bugatti, Delahaye, Hispano-Suiza, Rolls Royce, Jaguar, Mercedes-Benz et Talbo-Lago et bien d’autres encore…

Image hébergée par servimg.com
Delahaye par Saoutchik, Photo: COLLECTION JEAN PIERRE

En 1952, Pierre, le fils de Saoutchik a repris l'entreprise. Il ne fallut pas longtemps avant que le destin ne mit fin à l’aventure. La société Saoutchik fermait ses portes en 1955. À l'instar de Figoni et Falaschi, ses contemporains parisiens, Saoutchik a survécu à la Grande Dépression; l'après-Deuxième Guerre mondiale lui a toutefois porté un coup fatal, de même qu'à la plupart des couturiers de l'automobile. En fait, sur les 57 carrossiers présents au Salon de Londres en 1929, on n'en retrouvait que 13 en 1959. L'âge d'or de l'automobile de luxe tirait bel et bien à sa fin. Il est vrai que la seconde guerre mondiale a eu un impact important sur la façon d’appréhender l’automobile en France.

Le Plan Pons
Pendant le conflit et l'Occupation, les usagers, privés de leurs voitures, se sont mis à rêver. Rêver que, dès la fin des hostilités, les constructeurs du monde allaient se mettre à l'ouvrage et sortir de nouveaux modèles en grand nombre. Ce ne sera vrai qu'en partie.
En novembre 1946, Paul-Marie Pons, directeur adjoint des industries mécaniques et électriques au ministère de la production industrielle, met en place un important plan quinquennal qui sera un tournant de l’industrie automobile française. Renault et Bugatti sont nationalisés pour « collaboration ». L’État ne se contente pas de fixer les prix et les salaires ; il attribue à chaque constructeur la fabrication d’une catégorie de véhicules selon les matières premières disponibles. L'idée directrice du plan Pons, qui sera intégrée au Plan de modernisation et d'équipement de Jean Monnet, est de rationaliser l'industrie automobile française, celle-ci étant composée de vingt-deux constructeurs de véhicules particuliers et de vingt-huit constructeurs de camions. Le plan est appliqué de manière autoritaire, les tâches étant définies arbitrairement autour des constructeurs Berliet, Citroën, Ford S.A.F., Panhard, Peugeot, Renault et Simca.
Le marché de l'automobile particulière est alors théoriquement scindé en trois parties principales, Citroën, avec les Traction Avant 11 et 15 CV, doit occuper le haut de gamme, Renault et Peugeot le milieu, Panhard et Simca le bas de gamme. C’est la mort des petites marques, pour la plupart, de prestige.
Le plan Pons qui donne priorité et subventions aux projets de modèles nécessaires à motoriser la France d'après-guerre fait péricliter les marques de luxe. Pendant que Ferrari et Porsche naissent en Italie et en Allemagne, les plus grands noms français vivent leurs derniers instants: Georges Irat, Talbot, Bugatti, mais aussi Delahaye et Delage sombrent les uns après les autres.

Robert Clabot, élève de Saoutchik
La période n'est pas favorable à la vente des voitures de luxe. Pourtant, à cette époque, quelques “artisans” tentent tant bien que mal de faire perdurer le métier de carrossier à la demande. Parmi ceux-ci, Robert Clabot, dont, en fait, on sait que peu de chose tant il était discret, et parce que sa production fut très réduite. Sauf a savoir qu’il a été l’élève de Saoutchik « le flamboyant ». Juste après la seconde guerre, en 1946, Robert Clabot, qui ne travaillait plus pour Saoutchik, ouvrit sa propre entreprise de carrosserie à Alfortville, dans la banlieue parisienne. À l’époque, il propose aux propriétaires de voitures de qualité d’avant-guerre, ne voulant pas ou ne pouvant pas acheter de nouvelles voitures de luxe, principalement réservées à l’exportation, des remises à jour de leurs automobiles. On parle, ici, de re-styling et non de travail profond de carrosserie. Bon nombre de ses collègues revoyaient l’ensemble du véhicule à partir du châssis existant. Lui offrait à ses clients, pas assez fortunés, une carrosserie originale en abaissant les coûts de main d’œuvre liés aux heures moindres passées en carrosserie. Pour autant, il ne proposait pas de « prêts-à-monter » et ses créations restaient uniques. Ce carrossier se fit remarquer essentiellement pour ses "transformations" de cabriolets Traction Citroën qu'il affubla d'un avant style "nez de requin" inspiré des Graham de 1938 ainsi qu'une surcharge de chromes ostentatoires et de calandres volumineuses. On connaît aussi, au moins, une DELAGE D8 alourdie de la sorte.

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1935 Delage D8-85 par Clabot

Il est à noter que les carrosseries subissaient de très importantes modifications : calandre, arrête dorsale, ... Et, bien malin celui qui peut affirmer, en voyant, ses créations qu’il s’agit de cabriolets Citroën. Mais, des commandes de re-styling en forte baisse et des châssis de moins en moins capables d’accepter des carrosseries sur mesure, entre autres, acculèrent Clabot, comme les autres maisons de carrosseries de l’époque, à la cessation de son activité. À l’heure actuelle, on ne connaît que peu d’exemplaires survivants de sa production; deux 11B. Pourtant, d’après Bellu, il semblerait que Robert Clabot proposait des transformations pour les 11 et 15 CV !?

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Photos TRAC35 - P Meuris


Celle du célèbre collectionneur Hollandais Nico Michon est la plus connue. C’est la plus chargé. L’abondance de chromes et les grilles des phares faisant certainement partie de la transformation la plus élaborée qui fait l’objet de cette miniaturisation. Elle est de couleur Bordeaux et c’est modèle 1937.


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La 11 B Cabriolet carrossé par Clabot, bordeaux et sellerie fauve, tirage limité à 100 exemplaires 1939 CARLOS BRIANZA 1/43 Khan Modelcars 2012

La deuxième est celle du docteur Jean-Paul Queffelec : c’est un modèle 1939 transformé en 1947. Oubliée dans une grange pendant des décennies, elle a fait l’objet d’une restauration complète de 2009 à 2010 par la société "Eternelle Restauration" qui est installée à 10 Km au sud de Rennes en région Bretagne.

Un troisième modèle est aux Etats Unis. Qui a des photos ?  Suspect

Sources : AUTO PASSION N° 16 - juillet 2007, Citropolis N° 85 - mars/avril 2011

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MessageSujet: Re: Citroën et Robert Clabot 1947...   Ven 2 Nov - 19:12

Quelques photos de plus de la miniature de KHAN MODELCARS











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MessageSujet: Re: Citroën et Robert Clabot 1947...   Sam 3 Nov - 14:18

Une autre photo, inédite, qui semble être une vue arrière du faux-cabriolet décapotable du livre Toutes les Citroën à partir de 1919 de Béllu

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MessageSujet: Re: Citroën et Robert Clabot 1947...   Mer 7 Nov - 13:59

Ma mini, reçu hier !

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Shocked  Very Happy  Wink

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MessageSujet: Re: Citroën et Robert Clabot 1947...   Jeu 19 Déc - 14:18

j-p QUEFFELEC a écrit:


bonjour,
petite présentation rapide:je suis tractionniste depuis 1973 amateur d'echelle1 et de 1/43
comme on n'est jamais mieux servi que par soit même je voudrais apporter quelques précisions sur ce qui se dit sur le Clabot noir dont vous l'aurez compris je suis le propriétaire le cab initial est un 11B 1939 personne ne connait à ce jour la date de la transformation par l'atelier de Clabot , idem pour celle de Nico car il n'y a pas d'archives connues.la date de 1947 est certainement erronnée est est une erreur du premier journaliste à avoir écrit sur la voiture après restauration (Citropolis)
D'après un de ses ouvriers que j'ai rencontré Clabot a carrossé de 1939 à début 1947.EN étudiant le style des 2 voitures celui de Nico est plus de l'esprit après-guerre que le mien et nous pensons qu'il est le plus récent.
quant-a la production totale nous avons à ce jour recensé la trace outre la Delage de douze cab 11B ou 11BL ,2 coupés un berline et il y en a peutêtre d'autres
j-p QUEFFELEC


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MessageSujet: Re: Citroën et Robert Clabot 1947...   Dim 13 Nov - 18:15

bonjour
Une photo d'époque :


Il y a des différences avec les modèles déjà montrés sur ce sujet
parechoc avant rectiligne sans bananes....décors du capot qui s'arrêtent avant les portes....

a+
JP
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MessageSujet: Re: Citroën et Robert Clabot 1947...   Dim 13 Nov - 18:34

Si Clabot a créé sur base Traction Avant, une douzaine de cabriolets, 2 coupés et une berline, n'oublions pas le "kit" qu'il proposait pour les Berlines TA Citroën :


a+
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MessageSujet: Re: Citroën et Robert Clabot 1947...   Dim 13 Nov - 20:42

PIJO3007 a écrit:



a+
JP


Bonjour mon ami Jean-Pierre et, tous les autres,

c'est toujours un régal de voir qu'il y a des membres du forum qui s'intéressent à ce qui s'y passe cheers Pour autant, la photo de cette "Clabot" empoussiérée ne semble pas être une "Citroën" mais une "Delage" dont on voit la photo en début d'article d'ailleurs.

PTIOTECARETE a écrit:


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1935 Delage D8-85 par Clabot


En regardant de prêt, on voit bien le logo sur le devant du capot Suspect


Cette photo doit dater d'avant celle que j'avais postée  affraid

A tantôt
Alain  Very Happy

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MessageSujet: Re: Citroën et Robert Clabot 1947...   

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