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 Le Mans Classic, quand les 24 heures réécrivent l’histoire Citroën

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PTIOTECARETE
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MessageSujet: Le Mans Classic, quand les 24 heures réécrivent l’histoire Citroën    Ven 7 Juin - 16:44

RETOUR AU MANS APRES UNE INTERRUPTION DE 78 ANS.

En effet, le Roadster C4 est la seule Citroën à avoir couru au Mans ! Rolling Eyes

AU MONDIAL AUTO 2010, était exposée une réplique de cette voiture. L'original, modèle de compétition de 1932 a malheureusement abandonné dès le troisième tour à cause d'un problème électrique.

Image hébergée par servimg.com

Auparavant, le modèle présenté ici, cette reconstruction a couru au Mans Classic 2010 lors de ce 5ème rendez-vous. Belle initiative d'un équipage britannique 100% féminin composé d'Antonia Loysen et de Celia Stevens qui ont préparé cette Citroën C4 roadster L'actuelle propriétaire de cette rareté, Antonia Loysen, a trouvé la voiture à l'état de ruines en France. En fait, elle n'a récupéré que le châssis et l'équipement roulant qui appartenaient à une C4F / G de 1931/1932 et a dû faire fabriquer la carrosserie de la C4 en Grande-Bretagne, dans le Suffolk plus précisément, dans les ateliers de Ian MacDonald Automobile Design & Engineering.

Image hébergée par servimg.com

Antonia Loysen est une amoureuse de Citroën de longue date, ce qui explique le choix de cette Citroën C4 pour la course des 24 heures du Mans. Elle n'est pas étrangère à Citroën et, c'est une habituée des courses de VHC, au volant de voitures au double chevron. Elle a commencé avec le Monte Carlo Classic Rally 1991 au volant d'une Big 15, remportant sa première course. Ensuite ce fut la MEP (monoplace à moteur GS qui a été très populaire en France dans les années 70) à Charade en France et divers 2CV dans des championnats britanniques et belges.

Cette charmante et sympathique Lady n’a pas hésité, à ma demande, à m’envoyer des photos qu’elle possède et des textes qu’elle a écrit afin d’illustrer cet article et, je l’en remercie, encore, vivement !

Le jeu des "7 erreurs"

En octobre 2010, sur le blog du Club Citroën France, Alain Lasalle alias AUTOREVE, à la vue d'une photo issue du Patrimoine Citroën et, éditée par le magazine "Passion Automobile", nous livre son analyse concernant la voiture d'Antonia:

Image hébergée par servimg.com
© Patrimoine Citroën

- Les ailes, l'assiette, le saut de vent, le radiateur, la hauteur du capot, de l'auvent et de la ligne de caisse, les phares, l'arrière plus arrondi, les couleurs... c'est une belle voiture qui mérite un gros travail de mise en conformité. Dommage que son réalisateur n'est pas eu cette photo pour la construire!
- Elle nous donne de précieuses informations pour en faire son élévation. Nous y découvrons une suspension et une garde au sol (110mm)  surbaissés d'au moins 50mm, les habillages de châssis hauts de 220mm, ses flancs de caisse, son poste de conduite, descendus d'environ 300mm (l'auvent d'origine mesure 795mm en Yo, celui-ci probablement 500!). Il semble que l'implantation du moteur soit plus basse de 100mm pour conserver une garde entre la tête d'allumeur et le capot, ce qui expliquerait les carénages de châssis...

La CITROËN C4 des 24 heures du Mans 1932

Il y a quelques années, je publiais sur le forum "Citroconcept43" un entrefilet paru dans la presse spécialisée qui, déjà, soulevait le mystère de cette automobile atypique.

Image hébergée par servimg.com

Depuis lors et grâce à Antonia, le voile s'est un peu levé. Elle nous livre le fruit de ses recherches sur la toute première Citroën à courir au Mans, et à ce jour également la seule ! Elle était présentée par l'équipage Charles Wolf et Henri de la Sayette. Malheureusement, cette auto ne vit pas le drapeau à damiers, étant même contrainte d'abandonner très tôt,  après trois tours de course seulement sur problèmes électriques. Henri de la Sayette, qui avait engagé la voiture, n'avait même pas pu la conduire en course.

Trois tours historiques pour une Citroën au 24 Heures du Mans.

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© LAT David Blumlein - Le Mans A Pocket History)

Nous sommes le dix huit juin 1932. Il fait chaud, très chaud. L’heure se rapproche rapidement de quatre heure de l’après midi. Henri de la Sayette, 27 ans, se tient sur le comptoir de stand de la voiture n°19, regardant anxieusement Charles Wolf en train de terminer les réglages avant de démarrer la voiture. La voiture est une Citroën « C4 Roadster » et ils sont sur le point de commencer la fameuse course des 24 heures du Mans. La seule Citroën à avoir couru au Mans jusqu’à ce jour.
Raymond Sommer dans l’Alfa n°8 dans le stand d’à côté a salué Henri avant d’aller s’installer sur la grille de départ.  Hellé Nice, qui était là pour le week-end, est passée comme une flèche et les a embrassé tous les deux en leur souhaitant « bonne course ».  Juste en face d’eux, déjà sur la grille de départ, dans la Bugatti n° 16, se tient  Ernest Friderich, un ami de longue date et bras droit d’Ettore Bugatti, mais aussi concessionnaire Bugatti à Nice ; il doit penser à sa fille Renée qui s’est tuée 4 mois plus tôt, à Pougues Les Eaux, dans la partie escalade du Rallye de St Raphael, elle aurait probablement couru au Mans. Mais c’est le sort des coureurs à cette époque.

Image hébergée par servimg.com

Enfin, la Citroën court. Charles fait quelques réglages, ferme le capot et serre les sangles. « Bon, allons y, vite ! » crie Henri, et Charles avance la Citroën sur le circuit, en longeant quelques unes des voitures et en s’installant en marche arrière vers la place qui lui est dédiée sur la grille de départ, puis il en sort. Henri le rejoint et ils échangent quelques mots tout en épongeant leur front, « tu n’as pas oublié ceci ? » « as-tu fais cela ? » …
C’est ensuite le tour d’Henri de rejoindre son stand avec les autres, à l’exception des pilotes, y compris Charles Wolf, qui traversent la piste et prennent position en face de leur voitures respectives.
Juste avant quatre heures, une minute de silence est demandée à la mémoire d’André Boillot (un célèbre et très talentueux pilote français) qui s’est tué la semaine précédente sur un autre circuit.

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photos issues de MotorSport de Juillet 1932 (©MotorSport- Archive René Bozec)

Une fois le silence terminé, la foule se presse contre la clôture pour voir le lever de drapeau, mais certains pilotes ayant anticipé le départ, on leur fait signe de revenir en arrière. Une seconde fois ils se mettent à courir trop tôt et sont rappelés à l’ordre. Enfin, le directeur de course finit par crier « Partez! » et abaisse sont grand drapeau jaune et les pilotes se ruent vers leurs voitures, enjambent les potières et pressent leurs démarreurs. Dans un vrombissement de moteurs ils s’élancent un peu dans tous les sens vers le premier virage.
Charles, pas très rapide pour rejoindre sa voiture, démarre assez vite et sa voiture a une bonne position. La poussière est épouvantable, près de la passerelle. Il double une Alfa, mais est de nouveau doublé par la même voiture. Puis, dans les esses, il double la Caban qui semble ralentir.

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Les voitures en course devant la tribune - La "Bible" des 24 h. du Mans au musée du Mans

En approchant de « Maison Blanche », il voit une grande voiture sur le côté, roues tournant dans le vide, rejetant de la vapeur et un homme essayant de la pousser sur le côté. On ne peut pas voir le pilote.
La course passe devant les stands et il fait signe à Henri que tout va bien. Une Bugatti sortie de nulle part apparait à côté de lui alors qu’il avance tranquillement – d’où venait elle ? Dans les esses, la Bugatti commence à s’éloigner. « Je dois le suivre, sinon je vais me retrouver derrière », pensa Charles. Il voit la Caban stationnée à côté de la « ligne droite des Hunaudières ». Lorsqu’il passe de nouveau la « Maison Blanche », il y a des hommes qui essayent de tirer la Bentley avec une corde. Dans les stands, il y deux autres voitures arrêtées pour des réparations. Un autre tour. Il se débrouille pour garder la Bugatti en vue. Ils essayent toujours de tirer la Bentley hors du circuit dans un champ. Encore un autre tour.

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photo appartenant au fils du pilote de la voiture originale

Puis les esses, autour du « tertre rouge » et vers les « Hunaudières  ». Tout d’un coup, dans le bruit du moteur sous pression, un click et un bruit sourd, et la voiture commence à avoir des ratés. « Merde, merde, merde ! » Jure Charles, alors qu’il essaye de reprendre en main la voiture pour aller jusqu’aux stands.
La voiture avance en roues libres pour s’arrêter sur le côté de la piste et Charles saute hors de la voiture. Des hommes arrivent pour l’aider, mais il est le seul à avoir le droit de toucher au moteur de la voiture, et ils ne doivent pas la toucher. Il défait les sangles et ouvre la capot – désastre –  quelque chose est cassé!
Et voilà, il n’a rien pour réparer ou pour la remplacer ! Il est complètement découragé, il autorise les hommes à pousser la voiture dans le champ, pour la sortir du circuit, et s’assoit sur le sol à côté de la voiture, alors qu’un mélange d’adrénaline et de fatigue lui montent à la tête. « Mon Dieu – çà y est – c’est terminé » dit il  aux personnes venues l’aider. Deux d’entre eux regardent le moteur et confirment en haussant les épaules, et ils retournent regarder la suite de la course, laissant Charles seul avec la Citroën d’Henri.
Ainsi se termine la course et les rêves d’Henri de la Sayette et de Charles Wolf. Etre en compétition avec les meilleurs d’Europe dans une des plus difficiles courses automobiles. Une simple défection qu’ils n’ont pas pu réparer.

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Les chevaliers à la triste mine

Les faits :
En 1932 le circuit a été réduit à 13.5 kilomètres.  32 voitures ont été inscrites dont 26 voitures ont pris le départ - quelques Alfas, une Talbot, 3 Aston Martins, 4 Bugattis, une Amilcar, une Caban Special,  une Salmson,  une MG,  une Mercedes-Benz,  une Stutz,  une B.N.C., une Rally N.C.P., une Bentley, et une Citroen.  
Raymond Sommer et Luigi Chinetti ont gagné dans une Alfa Romeo 8C 2300 LM, avec un tour moyen de 123 km/heure.  
Le tour le plus rapide a été réalisé par Ferdinando Minoia dans une Alfa à 142 km/heure – mais il n’a fait que 22 tours et a été accidenté.
Il y avait seulement une femme pilote cette année - Odette Siko dans une Alfa Romeo 8C 1750 conduisant avec Louis Charaval qui arrivèrent 4ème du classement général et gagnèrent dans leur catégorie. 
Seulement 9 voitures ont fini la course.




Plus d'Informations :
J'ajouterai plus d'informations si je le trouve - si vous avez des informations ou photos, contactez-nous svp.

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SLM 43 1/43 Réf. : 32-19 2013

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MessageSujet: Re: Le Mans Classic, quand les 24 heures réécrivent l’histoire Citroën    Sam 16 Mai - 12:30

Bonjour,

hier soir, j'ai reçu un email de notre nouveau membre bertrand H au sujet de ce toujours passionnant engin ! Je vous le retransmet ici :

"Bonsoir Alain

La lecture de l'article, déjà un peu ancien, du forum consacré à  la "C4" (?) des 24 heures du mans 1932 m'a rappelé que j'avais effectué quelques recherches à ce sujet en 2008. C'était peu après la parution d'une première photo de cette voiture dans le numéro 66 de la revue Citropolis (rubrique Citrocom). Je mets en fichier joint le résultat (partiel) de mes recherches de l'époque. Il avait été publié, sauf erreur (c'est un peu loin) , dans le numéro 67 ou 68 de Citropolis.  Si cela peut ajouter à la connaissance de cette étrange (et toujours mystèrieuse) Citroën....

Bien cordialement.




Bertrand Harel"


En plus de remercier Bertrand pour ce complément d'information à ce sujet (B14 ou C4 ?)  scratch , je le fais aussi pour s'être enregistré comme membre à notre forum. bounce

A tantôt
Alain Very Happy

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